Une journée pour repenser les chartes forestières (2/2)

En deuxième partie de journée, nous avons proposé aux participant.es de mettre un peu de côté les chartes en tant que telles pour s’attarder sur la dynamique inter-chartes qui existe sur le territoire. Au-delà des partages de pratiques, faut-il – et si oui, comment – faire de cet espace un moyen de porter des défis plus ambitieux, collectivement ?

Expliciter et clarifier les attentes de la dynamique inter-chartes

La dynamique inter-chartes que l’on retrouve en Normandie fait plutôt figure d’exception, avec des intentions de coopération plus poussées que dans d’autres territoires. Quelles sont les motivations des uns et des autres, quels en sont les avantages ?
– Cette dynamique, c’est avant tout un réseau de pairs : qui permet de mettre en commun les difficultés mais aussi les ressources produites par les uns et les autres, ne pas se sentir isolé.e en tant que chargé.e d’animation de la charte au sein de la collectivité ;
– C’est aussi un COPIL unique, qui rassemble les partenaires de la filière une fois par an, et permet de ne pas les sur-mobiliser. Une bonne occasion pour les élu.es de se croiser et de nouer des relations avec les territoires en proximité, au delà des temps de discussion animés par l’URCOFOR ;
– Et la réalisation d’actions en simultané, qui donne plus de légitimé aux actions du point de vue des élu.es.

Et si on poussait le curseur un peu plus loin ? Quelques envies ont été suggérées, parmi lesquelles :
– Se doter d’outils de suivi et d’indicateurs communs. Même si par la suite chacun.e déploie ses actions de manière autonome, avoir une boussole commune permettrait de tirer davantage d’enseignements et relativiser l’impact de ces actions.
– Ouvrir un travail prospectif et collectif, non pas sur ce que la forêt va être dans quelques années, mais sur ce que chacun.e des acteurs va faire de la forêt dans les années à venir. Un bon mélange entre du design fiction, de la modélisation, et une théorie du transformation !

Tester une modalité d’action du réseau : le codev !

Peu mobilisé par le groupe, nous avons proposé aux participants de terminer la journée par une session de codev.
Le codev propose un cadre bienveillant et sécurisant et permet d’améliorer sa pratique en apprenant des uns et des autres. C’est une excellente mise en situation de coopération. Un atelier se centre sur la préoccupation d’un.e des participant.es , et les autres personnes du groupes deviennent ressources le temps de l’atelier.

Un premier tour de table a permis a chacun.e de proposer un problème, et c’est celui-ci qui a été choisi : Comment mobiliser les habitants dans la durée ? (avec comme contexte précis la participation citoyenne dans le processus de renouvellement de la Charte de Parc, et le faible engagement des habitants).

Ce qui se passe dans un codev reste dans le codev. En attendant, les participant.es ont trouvé ce temps très utile, et envisage de renouveler l’expérience pour avancer collectivement sur des problématiques concrètes.

Sources pour aller plus loin :